20/08/2008

Premier jour : les etiquettes-prénoms en petite section

Choisir son signe le jour de la rentrée (... ou le lendemain ?)

Dès la première matinée d'école (si tout se passe bien !), les élèves se rassemblent un moment dans le coin langage pour choisir leur signe. Une installation en musique est généralement bien acceptée. Et si cela parait trop précoce, ne pas hésiter à remettre la séance au lendemain.

Choix de la banque d'images

Je préparais à l'avance des petits cartons imprimés représentant un animal ou un objet. Selon les années, et si je trouvais les images correspondantes, je sélectionnais des dessins qui seraient repris dans les thèmes de l'année (ex : insectes pour "Les petites bêtes", animaux de la ferme...). Mais en général, je proposais également des animaux très familiers (chats, chiens...) car il est toujours rassurant pour les plus angoissés de se retrouver en compagnie d'un animal connu !

Je préparais plus d'images que d'élèves, pour que chacun, même le dernier, ait le choix.

J'ai utilisé plusieurs sources d'images, mais j'ai souvent trouvé mon bonheur dans la collection 266 des clipart microsoft.

(un exemple de collection d'images)

Avantages à choisir son signe

Après une présentation des images, les élèves sont invités à choisir un carton, puis se réinstallent sur le banc avec leur nouveau signe. Sur une liste d'élèves préparée à l'avance, je note le signe choisi en face du prénom pour réaliser ensuite les étiquettes-prénoms.

En choisissant, les élèves deviennent acteurs de leur matinée, et ne se contentent pas de subir cette première journée d'école.

Ils s'identifieront plus rapidement à leur signe, et le reconnaitront plus vite.

Ils reçoivent quelque chose de l'école (pas grand chose, d'accord ! Et ça rappelle les distributions de bons points !). Ils sont contents de repartir à la maison avec leur image. Cela courcircuite cette sensation que l'école "prend" (les enfants à leurs parents, les manteaux, les cartables... ). L'école est aussi là pour "donner".

Ils peuvent choisir un animal chargé d'une valeur affective : reflet de la peluche favorite, du chien domestique ou du chaton qu'on voudrait tant avoir...

Cela favorise la liaison famille-école : Rapporter l'image à la maison permet aux parents de vivre avec leurs enfants cette première matinée, même s'il refuse de raconter.

Le choix des images proposé peut introduire rapidement un thème.

le vocabulaire des signes

Si certains se précipitent vers les chiens et chats familiers, ou vers les populaires crocodiles et dinosaures, les plus téméraires se saisissent d'espèces inconnues. Ainsi, le tatou ou le raton laveur remportaient un certain succès !

Chaque enfant nomme l'animal choisi ou répète le nom que lui apprend l'enseignant (ou se contente d'écouter s'il ne parle pas). Mais il ne faut pas se faire d'illusion : les premiers jours, leur cerveau bouillonne et est une vraie passoire. Rare sont ceux qui se souviendront de certains noms. Les semaines suivantes, au cours de la mise en place du rituel des tableaux de présence, nommer les animaux figurés sur les étiquettes permettra d'enrichir le vocabulaire de toute la classe. Et les enfants sont toujours ravis et fiers de connaître des noms rares ou compliqués. Ils les prononcent comme de vraies gourmandises !

Un même animal pour plusieurs enfants ?

Selon la classe (PS ou TPS), je pouvais proposer plusieurs représentations d'un même animal (ex : plusieurs chats - voir les exemples de signes ci-dessus). Si possible, ne pas laisser les plus jeunes choisir un même animal, car il leur serait plus difficile de reconnaître leur signe par la suite. Par contre, plusieurs 3 ans peuvent disposer d'un signe proche. Un peu de discrimination visuelle et de mémorisation de plusieurs indices ne leur fera pas de mal.

Réalisation des étiquettes

Les élèves repartaient chez eux avec leur signe. De mon côté, je disposais de ma liste signes-prénoms. Je réalisais les étiquettes sur ordinateur.

Je préparais une collection d'images facilement accessible pour d'autres utilisations avec les signes retenus par la classe.

Je réalisais un tableau : dans chaque case, prénom + signe. Plusieurs couleurs de fonte en fonction des groupes que je souhaitais mettre en évidence (généralement, une couleur par année de naissance ; parfois, couleurs en fonction de groupes d'atelier...)

Puis les étiquettes étaient plastifiées (avec la plastifieuse, elles résistaient une année entière), un petit bout d'aimant en rouleau collé derrière, et elles étaient prêtes pour le tableau de présence (un coin du tableau aimanté).

Choix de la fonte

Les prénoms étaient écrits en script. L'écriture majuscule est plus facile à reproduire à l'écrit, mais le script présente davantage d'indices pour la lecture. Et les étiquettes de présence demeuraient à leur place toute la journée (je créais d'autres jeux d'étiquettes en majuscule pour apprendre à écrire son prénom, plus tard dans l'année)

Attention à choisir une fonte proche de l'écriture scripte manuelle (problème des "a") Ici, il s'agit de century gothic.

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3 commentaires:

  1. "dès la petite section,les enfants sont mis en situation d'utiliser et de voir utiliser de vrais écrits, sans autre médiation que les explications du maitre sur la nature des signes et leurs effets"
    Mireille Brigaudiot

    en cela je comprends que les enfants sont capables de "lire" leur prénom très tôt, ainsi si on leur met des symboles, ils vont devoir les lire: autant éviter les substituts: ainsi en tps-ps, j'ai vu des enfants reconnaitre très vite leur prénom.
    en travaillant avec la photo et le prénom c'est suffisant.
    Sylvie Blois

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  2. Merci Sylvie, du partage de ton expérience. Avec des enfants de 2 ans et 1 jour, l'étiquette qui ne comporte que des lettres peut être un peu rude, surtout lorsqu'ils n'ont aucun livre à domicile. De plus, je me suis personnellement beaucoup servi des signes pour que les plus jeunes fassent des choix, s'identifient, et parlent, même si je passais le plus vite possible au prénom écrit. Le symbole était une sorte de "doudou" scolaire, un référent affectif. Je crois que l'important n'est pas de faire comme ci ou comme ça, mais de savoir pourquoi on le fait, et de s'adapter année après année aux différents groupes-classes.

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  3. j'adore merci je vais m'en inspirer pour notre rentrée 2016 qui dans notre petite île se passe ce lundi 15 février merci

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